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Heinrich WIESENTHAL
"Fernsehen und Fernphotographie"
Illustrirte Zeitung, Berlin, 5. November 1925
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"Der Funkvrerkeht der Zukunft. Das drahtlose Kino",
Lodzer Volkszeitung, 3. November 1925
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Télévision et téléphotographie.

 

Le problème de la télévision ou de la téléphotographie, c'est-à-dire de la transmission d'images à l'aide d'un émetteur, consiste à transmettre des images sur de longues distances de manière à ce qu'elles soient clairement visibles et reproductibles à la station de réception. Ce problème semble exercer une fascination particulière sur le public précisément en raison de sa complexité. Toutes les expériences menées jusqu'à présent, qui n'ont pas encore abouti à des résultats exploitables, ont clairement montré que l'essentiel est de décomposer l'image à transmettre en particules imperceptibles à l'œil nu, puis de réassembler ces points lumineux individuels à la station de réception, à une vitesse telle que l'œil perçoive ces processus comme une image unique et continue.

Naturellement, la transmission par conduction électrique s'est imposée comme une évidence. Les tentatives, menées depuis quelques décennies, de convertir la lumière en électricité à l'aide de cellules au sélénium ont montré des progrès encourageants grâce à l'amélioration de ces cellules, notamment les travaux du professeur Arthur Korn de l'université de Charlottenburg. On sait que le sélénium modifie sa conductivité électrique en fonction de l'intensité lumineuse : plus la lumière est intense, meilleur est son pouvoir conducteur. Cependant, outre la complexité du dispositif, la forte inertie électrique du sélénium empêche une réaction immédiate aux variations d'éclairage, et donc une reproduction rapide. On ne peut alors transmettre que des dessins flous ou des nuances approximatives d'une vie dynamique et colorée. Il était donc nécessaire de trouver un moyen de convertir les fluctuations lumineuses en excitations électriques sans inertie, par câble ou sans fil.

 

La cellule photoélectrique à gaz, conçue et réalisée à l'origine par le professeur Rosing de Saint-Pétersbourg, répondait à ces exigences. Elle se compose d'une sphère de verre remplie de gaz dilués, dont la paroi interne est recouverte d'un amalgame, par exemple d'un alliage de métal rare. Cette couche d'amalgame, chargée négativement, se décharge instantanément au contact d'un faisceau lumineux, mais se recharge simultanément, permettant ainsi une alternance fluide entre illumination et décharge à la vitesse souhaitée. De plus, l'intensité de la décharge est directement proportionnelle à l'effet lumineux du faisceau, ce qui rend cette cellule à gaz particulièrement adaptée à la conversion de signaux optiques en signaux électriques. La méthode, qui utilise des miroirs cylindriques rotatifs, fournit une image complète de l'objet à transmettre. La transmission d'images sans fil n'est devenue possible que depuis une dizaine d'années, notamment grâce à l'avènement des tubes électroniques. L'enjeu principal réside dans la vitesse de transmission. Ce point était connu depuis longtemps, mais les appareils existants ne permettaient pas d'atteindre la vitesse requise. Par exemple, la transmission d'une image de 13 x 18 cm nécessitait encore un temps de plusieurs minutes, alors que notre œil ne perçoit qu'une succession d'impressions toutes les demi-secondes à dix secondes pour former une image.

 

Le Dr A. Karolus, physicien à Leipzig et maître de conférences en génie électrique à l'université, est parvenu à concevoir une cellule permettant de transmettre une image de 13 x 18 cm en un temps très court, soit une seconde par seconde. Comparé aux résultats précédents, ce procédé représente une approche, voire une solution, au problème. D'après nos informations, les expériences menées à l'Institut de physiologie de l'Université de Leipzig, selon la méthode du Dr Karolus, ont été concluantes. En tout cas, Karolus a démontré la possibilité physique de la vision à distance. Cependant, il est encore impossible de déterminer avec certitude si, et dans quels domaines de la vie quotidienne, ces expériences peuvent avoir une application concrète.

 

Heinrich Wiefenthal

Cinéma sans fil.

Lors du congrès de la Société Heinrich Hertz à Karlsruhe, où s'est déroulée l'inauguration du monument dédié au grand chercheur, le Dr Schröter, de la direction technique de Telefunken, a présenté le 30 octobre une conférence sur les succès retentissants récemment obtenus grâce à la collaboration entre le Dr Karolus de Leipzig et Telefunken dans le perfectionnement de la transmission sans fil d'images et de textes, annonçant une nouvelle ère dans ce domaine.

Selon les propos du Dr Schröter, l'ouverture prochaine d'un service de transmission d'images et de textes à l'international permettra d'accroître significativement les débits de transmission actuels. De même, la transmission de films sur de longues distances, le cinéma sans fil, deviendra concrètement possible grâce à la nouvelle méthode Telefunken Karolus.

Ce procédé, bien supérieur au système Korn, semble confirmer les perspectives prometteuses esquissées par le Dr Schröter lors de sa conférence.

"Das drahtlose Kino kommt", Deutsche Rundschau in Polen, 6. November 1925
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