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Le système de photo-télégraphie de Lenoir (1877)

Après l'échec commercial de son télégraphe autographique en 1869, Lenoir revient à la question de la tarnsmission des images en déposant un brevet pour un système de photo-télégraphie. Son système semble être passé inaperçu. L'article que lui consacré V. Dervillé, trente ans plus tard, dans La Revue industrielle, est un des rares que nous avons pu identifier. Si l'on en croit Devillé, le système fonctionnait puisqu'il dit avoir vu des photographies transmises avec ce système. La date de parution de cet article, le 2 février 1907, n'est pas fortuite : la veille, le 1er février 1907, Arthur Korn a donné dans les locaux de L'Illustration sa retentissante conférence de démonstration de son système de téléphotographie recourant au sélénium. Devillé a probablement tenu à indiquer qu'il y avait au moins un précirseur français.

Jean-Joseph-Etienne LENOIR
Système de photo-télégraphie
Brevet français n°118646
Déposé le 23 mai 1877
Publié le 8 août 1877

"L'invention à laquelle je donne le nombre de « photo-télégraphie » consiste à préparer des plaques ou feuilles métalliques à l'aide d'une matière isolante qui se fixe par la lumière. 

Je me sers pour obtenir ce résultat, soit de gélatine, de bichromate de potasse, d'ammoniaque, de bitume de Judée ou de toute autre matière végétale, animale au minérale susceptible de changer de consistance sous l'influence des rayons lumineux. 

Prenant par exemples une dissolution de bichromate de potasse, je fais une dissolution concentrée de bichromate dans l'eau; à 150 g de cette dissolution, j’ajoute 40 g de gélatine que je fais fondre au bain marie; j'étale ensuite avec un pinceau une couche légère du mélange ci-dessus sur une feuille de papier métallique. Cette feuille ainsi préparée et placée à la lumière, sous un cliché photographique; après quelques minutes je retire ladite feuille et je la fais tremper dans de l'eau. La gélatine qui n'a pas été décomposée par la lumière est soluble et laisse par conséquent le métal à nu. J'obtiens de la sorte une épreuve photographique composée d'une matière isolante sur une feuille conductrice de l'électricité, épreuve que je place sur le cylindre de mon télégraphe autographique, afin de l'expédier, tout comme on expédie actuellement un dessin à la plume. 

L'emploi des différentes matières dont je me sers est connu; ce que je revendique c'est l'application de ces différentes matières sur une feuille métallique conductrice de l'électricité, pour la reproduction par l'électricité et par un appareil télégraphique, d'une image photographique quelconque, portrait etc."

V. DERVILLE
"La photo-télégraphie il y a 30 ans"
La Revue industrielle, 2 février 1907, pp. 44-45  (extrait)
 
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Bibliographie

  • "Dispositif Lenoir pour la transmission à distance des photographies", Revue électrique, 28 février 1907, p. 112

  • BLONDIN J.,  "Téléphotie", La Revue électrique, 16 octobre 1914,, pp. 291-294

"Dispositif Lenoir pour la transmission à distance des photographies", Revue électrique, 28 février 1907, p. 112
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