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LA TRANSMISSION PAR TELEPHONE D'OEUVRES MUSICALES ET THEATRALES (1874-1940)

 

1. Les premières expérimentations (avant 1881)
 

 

 

  • Un jalon de l'histoire de la télévision

L'invention, les perfectionnements et la mise en oeuvre du téléphone ont fait l'objet de nombreuses publications, scientifiques ou non, depuis la fin des années 1870. Nous ne visons pas ici à proposer une nouvelle version de cette histoire, ni même à synthétiser les travaux existants (1). Dans le présent dossier, nous nous focaliserons sur un seul des aspects de cette histoire : l'expérimentation et la démonstration de l'application du téléphone en vue de la transmission d'oeuvres musicales ou théâtrales. Cet aspect de l'histoire du téléphone trouve naturellement sa place dans une histoire de la télévision car la transmission d'oeuvres musicales et théâtrales par téléphone, vers des lieux publics (salles de concert, salons d'exposition,...) puis vers les appartements privés créée, dès les premières démonstration, l'horizon d'attente de la transmission des images. Par ailleurs, le récent succès des services de musique en ligne tels que Spotify ou Qobuz a relancé l'intérêt pour les premières expériences de la fin du XIXe siècle, que le succès de la diffusion radiophonique allait éclipser dès les années 20, mais que le succès d'Internet fait apparaître comme un formidable mouvement précurseur.

Dans l'historiographie française du téléphone, cette application du téléphone à la musique est souvent réduite aux "auditions téléphoniques théâtrales" proposée par Clément Ader à l'Exposition internationale de l'électricité (Paris, 1881), suivies de l'exploitations du théâtrophone (1889-1935) et à l'extension visuelle, le téléphonoscope qu'en a proposé le dessinateur Albert Robida dans son roman Le vingtième siècle (1882). A l'inverse, l'apport de Clément Ader est très souvent ignoré ou négligé par les historiens anglophones. L'accès plus systématique aux sources d'information, source d'époques et travaux scientifiques, que permettent aujourd'hui la numérisation des archives et leur accès en ligne, rend possible, comme pour le début des recherche sur la télévision, une description beaucoup plus complète des expériences qui ont été menées. Les expériences et systèmes existant dans d'autres pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Belgique, Russie, Autriche, Allemagne, Suède, Hongrie, Portugal,...) commencent à peine à être étudiés de manière systématique (2).

  • Une première hypothèse de transmission musicale - Premières hypothèses de téléphonie

Les premières recherches acoustiques sur des appareils permettant  la transmission des sons à distance remontent au XVIIème siècle. Le jésuite allemand Athanasius Kircher et le diplomate mathématicien Samuel Morland se disputent la priorité des recherches sur les porte-voix. Dans sa Phonurgia Nuova (1673), Kircher imagine des transmissions de concerts par l'intermédiaire de tuyaux de communication.(3)

En 1787, un plaisantin, signant du nom trop explicite de Nicolas Tuyau, publie dans les Variétés légères un article parodique se moquant de la proposition de tuyaux acoustiques de Dom Gauthey et proposant sa radicalisation (4). Il suggère que les frères Périer, qui avaient créé en 1777 la Compagnie des eaux de Paris, celle-là même qui avait organisé la distribution de l'eau à Chaillot, laquelle avait permis à Gauthey d'expérimenter son idée, exploite à la fois un service de distribution d'eau et de sons, par les mêmes canalisations. Ce texte moqueur est, à notre connaissance, le premier qui imagine la transmission d'opéras, de messes à distance ainsi que la téléconférence. Selon Tuyau, sa proposition fournirait une occasion rare de combiner intérêt public et intérêt privé.

  • La lyre echantée de Charles Wheatstone (1821)

En 1821, le jeune Charles Wheatsone fait à Londres la démonstration d'un dispositif qu'il appelle La lyre enchantée. Il démontrait en fait que si les tables d'harmonie de deux instruments étaient jointes par un fil, les notes jouées sur l'une étaient reproduites sur l'autre. Soixante-cinq ans plus tard, l'électricien W.H. Preece déclarera que la Lyre enchantée était en fait le premier téléphone. Cette opinion est discutable, dans la mesure où le dispositif ne permettait pas de transmettre la voix articulée mais toujours est-il que l'expérience donna lieu à des démonstrations publiques s'apparentant à des concerts.

  • Un changement d'époque : du "Concert à la vapeur" de Taxile Delord (1844) au "Concert électrique"  de Jules Verne (1863).

Bien avant l'invention du téléphone électrique, Jules Verne, dans Paris au XXème siècle, roman écrit en 1863 et dont Hetzel refusera l'édition, décrit la capitale en proie, de manière assez effrayante, au développement de l'électricité. Le texte ne sera publié qu'en 1994, à l'initiative du bibliophile italien Piero Gondolo della Riva. 

Dans l'avant-dernier chapitre du roman, le héros, Michel, erre dans les rues de Paris. Après avoir quitté la place de l'Opéra et enfilé la rue Lafayette, il fait une nouvelle découverte :

"A mesure qu'il avançait, le silence et l'abandon renaissait autour de lui. Cependant, il voyait encore au loin comme une immense lumière ; il entendait un bruit formidable qui ne pouvait se comparer à rien.

Néanmoins, il continua ; enfin, il arriva au milieu d'un assourdissement épouvantable, à une immense salle dans laquelle dix mille personnes pouvaient tenir à l'aise, et sur le fronton, on lisait ces mots en lettres de flammes :

           Concert électrique.

Oui ! Concert électrique ! et quels instruments ! D'après un procédé hongrois, deux cents pianos mis en communication les uns avec les autres, au moyen d'un courant électrique, jouaient ensemble sous la main d'un seul artiste ! un piano de la force de deux cents pianos".

Michel fuit pour échapper à ce spectacle éprouvant, mais c'est pour découvrir, à l'angle de la rue de la Roquette, une exécution capitale, recourant, bien évidemment, à l'énergie électrique. 

Certes ce concert électrique n'implique pas encore une transmission à distance (on croit comprendre que les deux cent pianos se trouvent dans l'immense salle), mais il apparaît comme une réponse, signalant un changement d'époque, au "Concert à la vapeur" et sa mélodie pour 200 trombones qu'avait imaginé Taxile Delord dans son roman Un autre monde (1844), illustré par Grandville. Le fait que l'audition, pénible au héros, de ce concert électrique soit immédiatement suivi de la vision d'une exécution capitale laisse entendre que cette ère électrique sera morbide

  • Les premières expériences de téléphonie par Elisha Grey (1874)

 

La mémoire collective universelle a retenu le nom de Graham Bell, qui, à partir de 1876, obtient aux Etats-Unis, dans des conditions controversées, les brevets décisifs qui vont lui permettre de conquérir le marché.

 

Les historiens contemporains s'accordent cependant pour considérer que les premières transmissions sont réalisées au printemps 1874 par Elisha Grey, ingénieur et entrepreneur en télégraphie établi à Chicago et concurrent malheureux de Bell dans l'obtention des brevets décisifs, ayant déposé sa demande de brevet une heure à peine après celui-ci.

Selon un article "Music by Telegraph", paru dans le New York Times le 10 juillet 1874 (5), Gray aurait réussi, grâce à l'appareil qu'il dénomme le téléphone, la transmission de sons à une distance de 2400 miles. La transmission de sons était réalisée à partir d'un melodeon sorte de piano mécanique sur lequel Gray aurait joué Hail Columbia, The Star Strangled Banned God Save the Queen et Yankeee Doodle. Les sons étaient transmis par câble vers une plaque d'argent, fixée sur un violon, et dont les vibrations permettaient la reproduction des airs. Gray a ainsi découvert qu'il pouvait contrôler le son d'un circuit électromagnétique vibrant et a ainsi inventé un oscillateur sonore.  L'intention initiale était d'utiliser ce principe pour développer une première version de la transmission télégraphique multiplex; l’envoi simultané de plusieurs messages télégraphiques codés sous différentes hauteurs sur la même ligne et pouvant être décodés à la réception. En utilisant ce principe, il a conçu un instrument de musique; le «télégraphe musical» ou «télégraphe électro-harmonique» conçu pour démontrer et promouvoir ses idées. 

La description du système d'Elisha Gray suscite quelque scepticisme. Le britannique Telegraphic Journal  signale qu'un téléphone a déjà été proposé, sans succès, il y a quelques années, par un certain Dr. Van der Weyde et affirme sans sourcillier "The invention of a telephone is of no practical use to the commercial world and at best can only be regarded as a novel scientific feat serving to illustrate lectures".(6) Comme son collègue britannique, le chroniqueur français des Annales industrielles trouve la description "bien vague" et en laisse toute la responsabilité à son auteur.(7)

  • La vision prémonitoire du New York Times (22 mars 1876)

 

Le 22 mars 1876, le New York Times publie un article, "The Telephone" évoquant l'appareil proposé par l'allemand Reuss (en fait Reis, mal orthographié), que celui-ci appelle un "téléphone musical" (8). L'article décrit comme principale application possible la transmission des opéras italiens ou des opéras de Wagner, des débats au Congrès ou des sermons de prêtres. L'article prévoit les protestations des professionnels de la production du son, similaires à celles des travailleurs lors de l'introduction de machines plus productives que la production humaine. L'écoute à domicile aura pour conséquence de vider les salles de concerts, les églises et de dissuader le public d'assister à l'ouverture de l'exposition de Philadelphie (laquelle devait être inaugurée le 10 mai 1876). Heureusement, ironise en conclusion l'auteur de l'article, si les ouvertures de Wagner continuent à être écrites dans le même style, il est probable qu'aux premiers éclats de vents et de tambours, "les téléphones vont tomber un morceau et un magnifique silence régnera, sauf dans un rayons de cinquante miles autour du centre de dérangement musical."

L'ironie de l'article du New York Times, dans une veine nationaliste, vise autant la musique de Wagner que le téléphone de Reis, considéré par beaucoup comme un jouet. Il nous indique aussi qu'à cette date, le "télégraphe parlant" de Graham Bell, que Bell et Watson ont réussi à faire fonctionner douze jours plus tôt, le 10 mars 1976 à Malden, dans les faubourgs de Boston, n'est pas encore connu à Manhattan. L'article présente aussi l'intérêt de nous indiquer que, dès le départ, le téléphone a été considéré comme une technologie forme de communication "point à point" par excellence, permettant à émetteur et à un récepteur de communiquer mais que, dès mars 1876, on a imaginé des formes d'usage en "multipoint".

  • Les premières démonstrations du téléphone de Graham Bell et de ses potentialités musicales (1876-1877)

Le 10 mai 1876, Bell fait une première démonstration publique devant quelques personnalités de l'American Academy of Arts and Sciences de Boston. Après une brève conservation avec son parent William Hubbard, installé dans une salle de l"Université, à peu de distance, le public put entendre les sonorités de l'hymne Old Hundred, une oeuvre adaptée des Psaumes de David et habituellement attribuée au compositeur français de la Renaissance Louis Bourgeois.(9) Le recours par Bell a des extraits musicaux pour la démonstration de son appareil a été régulier, comme en témoignent divers articles de presse de la presse américaine, qui atteignent bientôt l'Europe (10) La démonstration du téléphone amélioré, le 12 février 1877 lors d'une conférence Salem semble avoir particulièrement marqué les esprits. Une fanfare jouant Auld Lang Syne et Yankee Doodle fut vivement applaudie. (11)

La perception que le téléphone allait révolutionner la vie musicale commence à se propager. En témoigne le dessin "Terrors of the Telephone" paru dans le magazine new-yorkais Daily Graphic du 15 mars 1877 : on y voit un orateur - ou est-ce un chanteur ? - en nage, gueule ouverte, s'adressant, via une émetteur que prolongent un réseau mondial de fils, à des publics installés à Pékin, San Francisco, Saint-Petersbourg, Dublin et Londres, et réunis autour de récepteurs dont la forme ressemble curieusement à celle de l'appareil émetteur. D'autres destinations, notamment vers des peuplades insulaires et une sorte de sauvage solitaire, sont également suggérées.

L'historien américain de la radiodiffusion, Eric Barnouw, qui reproduit ce dessin en ouverture de sa monumentale History of Broadcasting in the United States, cite également une chanson populaire, publiée à St-Louis  la même année, The Wondrous Telephone, qui témoigne de ce que, immédiatement, on a imaginé que le téléphone permettrait d'amener les loisirs à domicile :

    You stay at home and listen
  To the lecture in the hall
  Or hear the strains of music
  From a fashionable ball !

Le concurrent malheureux de Bell, Elisha Gray, cherche lui aussi à convaincre le public des potentialités musicales de son appareil, le "téléphone musical". Le 2 avril 1877, il organise un ‘Telephone concert’ au Steinway Hall on East 14th Street in New York. Un ecaptation d'interprétations au piano par Frederick Boscovitz estvtransmises depuis Philladephie en utilisant  la version à 16 notes du Musical Telegraph. Le récepteur  se composait de 16 tubes en bois creux résonants, d’une longueur allant de six pouces à deux pieds, reliés par une barre en bois à laquelle était fixé un électro-aimant. L’ensemble du récepteur était monté sur un piano à queue pour faire résonner et colorer le son bourdonnant de l’instrument électronique. Les tonalités auraient été distinctes, bien que les notes les plus aiguës aient été considérées comme «plutôt faibles», le timbre ressemblant à un orgue. (12) L'événement avait organisé par le grand impresario Strakosch. The Gentleman Magazine décrit les prédictions de celui-ci sur l'avenir du système comme assez exaltées et considère que ce n'est pas de sitôt que l'on va recevoir notre musique d'un réservoir central comme c'est le cas pour le gaz ou pour l'électricité, même si l'expérience était très certainement digne de curiosité.(13)

Les expériences de concerts téléphoniques citées en 1877 restent rares. Les historiens Christopher Armstrong et H.V. Nelles rapportent qu'en 1877 un groupe de religieux de Montréal s'est réuni dans le hall du séminaire pour écouter un concert de musique transmis depuis une salle de musique.(14)

  • Des démonstrations initiales aux expérimentations de transmissions de concerts et d'offices religieux

En Europe, le premier à avoir imaginé l'utilisation systématique du téléphone pour la transmission  de pièces de théâtre et de concerts est le journaliste Pierre Giffard, lui-même dramaturge, qui​, en février 1878 publie une brochure Le téléphone expliqué à tout le monde : (15)

 "Nous nous plaisons à croire que le téléphone atteindra, en l'an 2000, les proportions de la découverte beaucoup plus simple qui s'appelle le calorifère. C'est le plus modeste exemple qu'on puisse employer. Le téléphone générateur, de grande dimension, est installé au Théâtre-Français par exemple, non loin de la rampe. Par cent ou cent vingt fils il donne à cent ou cent vingt bouches de téléphone, disposées dans les appartements comme nos bouches de chaleur actuelle, la communication de tout ce qui se dit au théâtre. Dans ces appartements privés, la bouche téléphonique est placée auprès d'un meuble, non loin de la cheminée. Le locataire de l'immeuble est au coin du feu, fumant un cigare, et par la bouche mystérieuse lui arrivent correctes, savantes, vibrantes ou caverneuses, les tirades du Misanthrope ou d'Hernani. Le ​bruit des applaudissements vient à lui à la suite des grands vers, et voilà un homme qui, dans son fauteuil, assiste au premier spectacle du monde. Même effet pour un concert aux Champs-Elysées ou au Châtelet le dimanche.

    Alfred de Musset avait-il prévu que sa jolie fantaisie du spectacle dans un fauteuil pourrait devenir une réalité ?" 

Le premier concert téléphonique en Europe paraît être celui organisé le 19 juin 1878 à Bellinzona (Suisse) par l'ingénieur de la société suisse des télégraphes, Michele Patocchi (1837-1897), a eu l'idée de tester les effets combinés du microphone à charbon de Hughes comme appareil transmetteur et le téléphone de Bell comme appareil récepteur.

Des expériences ponctuelles de concerts par téléphone continuent à être réalisées aux Etats-Unis à partir de 1879. Un journal californien (16), rapporte avec force détails un concert de deux heures organisé dans cette ville en mai 1879 par F.B. Rae, Chief operator à la Western Union, décrit comme la première tentative de ce genre. L'expérience a permis à une vingtaine de personnes, à Marysville,  de suivre un long concert, interprété dans la ville de Sacramento, à 48 miles et transmis en utilisant le téléphone à charbon de T.A. Edison. Le programme, dupliqué en recourant au stylo électrique, comprenait des interprétations de mélodies, un solo de trompette, des morceaux de quatuor à cordes. La transmission a été perturbée par des interférences dues à l'utilisation des lignes pour les transmissions télégraphiques et par des voix de personnes utilisant les lignes téléphoniques, mais d'une manière générale, l'expérience fut jugée très satisfaisante. Les sons aigus passaient mieux que les graves, mais certaines des mélodies ont été reçues si clairement que l'on pouvait penser que les interprètes se trouvaient dans la pièce voisine.

Un concert téléphonique a été donné par l'Andover Cornet Band le 13 septembre 1879 à Lawrence (Mass.). La musique provenait de Haverhill, une ville située à quelques kilomètres, mais elle était distinctement entendue et très appréciée. Le programme incluait huit morceaux, cont une sélection de H.M. Pinafore, un opéra comique de Arthur Sullivan qui avait été crée à Londres le 25 mai 1878. (The Musical and dramatic times and music trade review, 20 September 1879).

En 1879, l'écrivain Abraham Dreyfus, dans une courte saynete "Le buste de Dumas. (Propos de l'an 2000)", imagine une transmission téléphonique de La Belle Hélène d'Offenbach, grâce à un téléphonoscope, terme que son ami Albert Robida reprendra trois ans plus tard dans son Vingtième Siècle. 

Le magazine professionnel Operator rapporte dans son édition du 1er janvier 1881, faisant le bilan de l'année écoulée : "Opera ans sermons by telephone, from theater and church to private houses, have become rather common during the year". (Operator, 1st January 1881, p.3). Le même magazine, le 1er mai 1881, signale la popularité croissante des transmissions d'offices religueux depuis les églses vers les domiciles, y compris des séquences musicales. Il rapporte une ligne créé par le président de Telephone Exchange of Carrolton (Illinois) depuis une église presbytérienne vers des résidences dont certaines sont situées à une distance d'un demi mile. "La musique était particulièrement claire et distincte, les voix des différents choristes étant rapidement distinguées." A Edinburgh, en Ecosse, 

Mais ce sont surtout les perfectionnements apportés au téléphone par le français Clément Ader qui vont permettre, à l'occasion de l'Exposition internationale de Paris en 1881 de populariser les auditions musicales téléphoniques.

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"Terrors of the Telephone" dans le magazine new-yorkais Daily Graphic du 15 mars 1877

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Transmission de concert par tuyau in A. KIRCHER, Phonurgia nova (1673)

(3) KIRCHER A., Phonurgia noua siue Conjugium mechanico-physicum artes [et] naturae paranympha phonosophia, Campidonae : per Rudolphum Dreherr, 1673.    Traduction

(4)  TUYAU N., "Lettre sur la propagation du son et du mouvement"Variétés littéraires. Littérature légere, ou Recueil des vers, chansons anciennes, contes, tant en prose qu'en vers, Seconde année, n°2, 1787, pp.185-189. Publié en 1786 et 1787, l'hebdomadaire de divertissement intellectuel Les Variétés littéraires était édité par l'Abbé Jean-Louis-Marie Coupé

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"Concert à la vapeur" illustration de Grandville pour le roman de Taxile Delord Un autre monde (1844)

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Jules VERNE, Paris au XXème siècle, suivi de La ville idéale, Illustrations par François Schuitten, Hachette, 1995.

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Elisha Grey et son violon avec la plaque d'argent servant d'oscillateur. (Photo Smithonian Institution)

(5) "Music by Telegraph"New York Times, July, 10, 1874

(6) "The Transmission of Music by Electricity", Telegraphic Journal, September 1, 1874, pp.294-295.

(7) "Transmission des sons à grande distance", Annales industrielles, 5 juillet 1874.

(8) "The Telephone", The New York Times,  March 22, 1876, p.4

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Emetteur du téléphone de Phiilipp Reis (Francfort, 186)

Source : Science Museum Group

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La démonstration du téléphone de Bell à Salem, 12 février 1877 in Louis FIGUIER, L'année scientifique et industrielle Vingt et unième année (1877), Librairie Hachette, Paris, 1878. (Coll. A. Lange).

(9) BRUCE, R.V., Alexandre Graham Bell and the Conquest of Solitude, Cornell University, 1973, p.189.

(10) "From Our Boston Correspondent, 1st June 1876", Argus and Patriot, June 8, 1876 ; "The Telephone", New York Times, January 6, 1877 ; "A Wonderful Invention", Richmond Dispatch, February 21, 1877, The Boston Daily Globe, February 13th 1877, cité dans The Guardian, March 5, 1877 ; "Bell's telephone or vocal Telegraph", Journal of Telegraph, vol.10, March 1st 1877 ; "Le télégraphe parlant", La Nature, 17 mars 1877, p. 251.

(11) BRUCE R.W., op.cit., p.217

(12) Plusieurs articles rendent compte de ce concert :  "The Telephone. Home Sweet Home over the Wire", The Times, Philadelphia, 3 April 1877 ; National Republican (Washington, D.C.), April 10, 1877, page 1: New York Times, July 10, 1874, Ces derniers reproduits in CRAB, S., "The ‘Musical Telegraph’ or ‘Electro-Harmonic Telegraph’, Elisha Gray. USA, 1874", 120 Years of Electronic MusicThe history of electronic music from 1800 to 2015.

(13) "On Some Marvels in Telegraphy", The Gentleman's Magazine; v.243, 1877, p.39

(14) ARMONSTRONG C., NELLES H.V., Monopolys Moment. The Organization and Regulation of Canadian Utilities (1830-1930), Toronto University Press, 1986 ; cité in POITRAS C., La cité au bout du fil: le téléphone à Montréal de 1879 à 1930 , Les Presses de l'Université de Montréal, 2000, p.175

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le concert d'Elisha Gray entre New York et Philadelphie, 2 avril 1877

Source : The Leslie's Illsutrated Journal, April 1877

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¨Pierre Giffard

Photographie de Jules Beau.
Source : Commons Wikipedia

(15) GIFFARD P., Le téléphone expliqué à tout le monde, Maurice Dreyfous, (février 1878). 6ème édition augmentée, s.d., pp.112-113.

Quelques mois plus tard, le 2 juin 1878, Pierre Giffard (1853-1922). organisera la première présentation du phonographe d'Edison en France. Voir GIFFARD P., "Le Phonographe au Figaro", Le Figaro, 3 juin 1878.

(16) Sacrement Record Union, June 2 1879, article repris sous le titre "A California Telephone Concert", Scientific American Supplement, August 2, 1879.

André Lange, 6 août 2026

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