Le roman Het televisie experiment de Bert 

Histoire de la télévision
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Le grand chimiste allemand Raphael Eduard Liesegang contribue à la question de la télévision électrique, "problème du présent" (1889-1899)
 


Le grand chimiste allemand, et spécialiste des techniques photographiques Raphael Eduard Liesegang a fait, dans sa jeunesse, diverses contributions sur ce qu'il appelait "le problème de la télévision électrique", et qu'il considérait comme un des "problèmes du présent". On trouvera ici la  traduction d'une courte notice biographique sur Raphael Eduard Liesegang par Klaus Beneke, chimiste allemand spécialiste de l'oeuvre de chimie de Liesegang, en particulier sur les colloïdes. La gloire de Liesegang tient en effet essentiellement à ses travaux sur les phénomènes périodiques. En 1896 il a décelé la périodicité de la précipitation du bichromate de potassium par le nitrate d'argent. Les "anneaux de Liesegang" sont devenus la base de départ de nombreux travaux qui ont permis de déceler d'autres phénomènes de périodicité de structure. Ses écrits sur la télévision sont des oeuvres de jeunesse. En 1889, lorsqu'il publie son premier article sur la question et propose un appareil qu'il nomme le Phototel, Liesegang a vingt ans.

Problèmes du temps présent. Une contribution au problème de la télévision électrique (1891)

La contribution de Liesegang à l'histoire de la télévision se trouve essentiellement dans une brochure de 134 pages, dédiée à Thomas A. Edison, Beiträge zum Problem des electrischen Fernsehens. Probleme der Gegenwart, Band 1. Liesegang Verlag, Düsseldorf, 1891, dont une deuxième édition, de 228 pages sera publiée en 1899. Elle est complétée par quatre articles publiés dans diverses revues. Ces publications sont assez rares, et restées difficiles d'accès jusqu'à l'essor de l'archivage numérique.

Pour des raisons linguistiques évidentes, la brochure n'est guère connue que par les chercheurs allemands, où elle a été redécouverte dans les années 1990 après un oubli de près d'un demi-siècle. Dans le domaine anglo-saxon, elle a été analysée, au moment de sa parution dans le British Journal of Photography, dans laquelle elle a fait l'objet en avril-mai 1891 de trois articles substantiels, non signés, mais dont l'auteur est probablement William de Wiveleslie Abney, alias "Captain Abney", un ingénieur spécialisé dans les aspects chimiques de la photographe, précurseur de la photométrie et avec lequel collaborait Paul Eduard Liesegang, le père de Raphael Eduard. Shiers consacre quelques lignes à Liesegang dans sa monumentale bibliographie de la télévision, mais Abramson et Burns l'ignorent. Enfin la contribution de Liesegang était complètement méconnue dans le domaine francophone jusqu'à ce qu'elle soit rendue accessible sur ce site, en 2000, grâce à la collaboration de Klaus Beneke.

 

Il a été parfois écrit, y compris sur ce site, que Liesegang avait été le premier à utiliser le mot Fernsehen (télévision en allemand) dans un sens technique. Le mot Fernsehen existait déjà dans la langue allemande dans une acception idéaliste, et il avait été aussi utilisé par les théoriciens du magnétisme animal ou par Hermann Helmoltz dans une contribution (non datée) sur la physiologie de l'oeil, Über die Accomadation des AugesNipkow, dans son brevet de 1884 et son article de 1885  sur le téléscope électrique ne l'utilisait pas, mais un physicien et pédagogue autrichien Ignaz Gustav Wallentin (1852-1934) l'utilise en 1888 dans un article sur l'appareil de Nipkow (1), donc trois avant Liesegang, Liesegang a du connaître cet article de Wallentin, publié dans le Central-Zeitung für Optik und Mechanik où lui même publiera son premier article sur le Phototel.

 

Liesegang  est un homme de grande culture typique de l'idéalisme allemand. Le fait même que la brochure sur la télévision soit présentée dans un ensemble, avec une autre contribution sur le monisme et ses conséquences, publiée en 1892, sous le titre général de "Probleme der Gegenwart", "Problèmes du Présent", indique que Liesegang ne veut pas seulement scientifique et technicien mais aussi philosophe. La brochure sur la télévision électrique s'ouvre par la citation des Grundlinien einer Philosophie der Technik (1877) d'Ernst Kapp (ouvrage qui n'a été traduit en français qu'en 2007 sous le titre Principes d’une philosophie de la technique.  Ernst Kapp était un philosophe allemand, au départ marqué par la pensée de Hegel et de Feuerbach, et qui, exilé au Texas a produit une réflexion, aujourd'hui considérée comme précurtrice sur la technique. Les outils y sont analysés comme une projection inconsciente du corps humain. Kapp s'intéresse non seulement aux rapports entre le corps et l'outil mais également à la morphologie (il compare par exemple une coupe de nerf humain et une coupe dans un câble télégraphique) et au développement des technologies de communication. Les "archéologues des médias" (Kittler, Andrioupolos, Pias,...) ont vu dans les théories de Kapp la source de la théorie de Marshall McLuhan sur les médias comme prothèse du corps humain. En ce qui concerne l'appareil de vision à distance qui reste à inventer, une telle conception se retrouve dans la conception d'un J.F.G. Mittag et son Teleform ou d'un Adriano de Paiva avec sa vision prophétique de l'ubiquité que le télectroscope et le téléphone réunis offriront au corps humain, et donc à l'humanité toute entière.

 

Outre cette référence à la philosophie de la technique, Liesegang paraît avoir été fasciné par le mythe du miroir magique. Dans la première édition de ses Beitrage zum Problem des elektrischen Fernsehens il cite en exergue du chapitre sur le Phototel la célèbre exclamation du Faust de Goethe confronté à un miroir magique dans la cuisine des sorcières : "Was seh ich? Welc ein himmlisch Bild Zeigt sich in diesem Zauberspiegel !". Et il continue en écrivant : "Le miroir dans lequel on peut voir quelque chose éloigné apparaît dans les contes de tous les peuples. Faust voit dans un de ceux-ci l'image d'Hélène. Les miroirs d'Amaterasu, de Dschemchid, d'Agrippa et de Nostradamus ont les mêmes propriétés".  Dans la seconde édition de cette brochure, publiée en 1899, il reproduit une gravure du 18ème siècle, illustrant le roman épistolaire L'Espion turc, où Catherine de Médicis est confrontée à un miroir magique où défilent ses successeurs, jusqu'à Louis XIV, suivis de Pères jésuites.

 

(1) WALLENTIN I.G., 'Ueber das Fernsehen mittelst Elektricität mit besonderer Berücksichtigung des "elektrischen Teleskope" von P. NIPKOW, Centralzeitung für Optik und Mechanik, 9, 1888, 97-101.

Portrait de Raphael Ed. Liesegang (collection   Klaus Beneke)

R.Ed. LIESEGANG, Beiträge. Problem des elektrischen Fernsehen, R.E. Liesegang's Verlag, Düsseldorf, 1891.

(Coll. A. Lange)

Publications de Raphael Eduard Liesegang sur la télévision (liste établie par Klaus Beneke).

  • LIESEGANG, R.E., article sur le "Phototel" in Central-Zeitung für Optik und Mechanik, 10, 268, 1889, Nr.23

 

  • LIESEGANG, R.E., "Das Phototel"Liesegang´s Photogr Archiv, 30 Nr. 634, 1889, p. 345-348.

  • "Das Telectroscop", Laterna magica, Band XIV, Nr. 54, Leipzig, Mai 1898, pp. 24-26. (attribué à Liesegang par Klaus Beneke).

On notera également :

 

  • LIESEGANG, R.E., "Phonographie und Photographie", Photographisches Archiv, Liesegang, Düsseldorf, 1990, pp. 284-286 et 302-304.

Biographies de Liesegang

Citations des travaux de Liesegang sur la télévision

 

  • Une recension assez négative de Beiträge zum Problem des electrischen Fernsehens par le Professeur Adolf Miethe a été publiée dans le "Bücherschau" in Prometheus, 2, 1891, 592.

  • Une annonce de Beiträge zum Problem des electrischen Fernsehens figure dans le catalogue des éditions Liesegang, publié à la fin de la brochure LIESEGANG, F. Paul, Die Fernphotographie, Ed. Liesegang Verlag, Düsseldorf 1897, p.19.

 

  • "Télectroscopie", Bulletin du Photo-club de Paris : organe officiel de la société, (mai ?) 1898, p.166-167. Evoque la formule de réduction de Liesegang pour critique le télectroscope de Szczepanik. Seule citation française identifiée à ce jour, probablement par un lecteur du Britisj Joournal of Photography.

  • Liesegang est cité (avec Senlecq, Perosino, Ayrton et Perry, Nipkow, Szczpanik) dans un article "Das Elektrische Fernsehen" dans le journal de langue allemande Indiana Tribüne, Volume 23, Number 4, Indianapolis, Marion County, 22 September 1899. Il s'agit, à notre connaissance, de la première citation aux Etats-Unis.

  • KORN A. und GLATZELB., Handbuch der Phototelegraphie und Teleautographie, Otto Nemnich, 1911.

  • SHIERS, G., Early Television. A Bibliographical Guide to 1940, Garland Reference Library of Social Science, 1997; p.29

Bibliographie sur R.E. Liesegang par Klaus Beneke

 

Site consacré  à R.E. Liesegang

  

Brochure de présentation du Janus Epidaskop, proposé par la maison Liesegang (v.1910)  Source : archive.org

Mais Liesegang est surtout un scientifique, un chimiste et dans la première partie de sa brochure, il fait preuve de la connaissance des travaux les plus récents sur la lumière et les caractéristiques photo-électriques du sélénium, mais aussi des autres élements. Il est aussi très bien informé sur les différentes propositions d'appareils de vision à distance et de transmission des images. Dans la deuxième partie de la brochure, 'Das  Phototel"   il se livre à un état de la question en passant en revue les contributions de "Senlecq von Ardres", de Paiva, Ayrton et Perry, Carey, Sawyer, Bidwell  , Larroque, et  Nipkow. Ce dernier a droit à une description détaillée de sa proposition de télescope électrique, dont Liesegang offre ainsi une des premières recension. Liesegang cite aussi d'autres noms de chercheurs en téléphotographie (Gemmil, Heinzerking, Eaton, Rickinson). Enfin Il cite aussi les propos d'Edison tenus à Paris lors de l'Exposition de 1899 à qui il dédie sa brochure.

Le Phototel

Toutes ces préliminaires, théoriques, scientifiques et techniques le conduisent à proposer sa propre solution au problème et l'appareil qu'il conçoit, le Phototel. Sa proposition centrale est l'utilisation d'une matrice de cellules de sélénium pour réduire le nombre de fils entre les stations d'émission et de réception.

 

"Anneaux de Liesegang in KOPÄCZEWSKI, W/, "Les phénomènes périodiques dans la nature", La Nature, 1er septembre 1928. 

La gravure du miroir magique de Catherine de Médicis que Liesegang reproduit en ouverture de la deuxième édition de Beiträge zum Problem des electrischen Fernsehens, Probleme der Gegenwart,  Leipzig, 1899.

Ernst Kapp 1808-1896)

Le modèle de la théorie mcluhanienne des médias ? La prothèse du chevalier Götz v. Berlichingen dans les Grundlinien einer Philosophie der Technik (1877) d'Ernst Kapp

Schéma d'ensemble et deux schémas de mosaïque du Phototel de Liesegang. Le premier avant réduction du nombre de cellules de captation, le second après réduction.

Contrairement à Nipkow, Liesegang conserve donc l'idée de la mosaïque proposée dès 1878 par George R. Carey, mais en perfectionne le dispositif de manière telle que le nombre de fils est réduit par deux fois la racine carrée du nombre de points à transmettre.

 

 

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Sans entrer ici dans le détail des procédés chimiques et électro-magnétiques que Liesegang élabore pour obtenir cette réduction, on ne peut souligner que même après celle-ci, le caractère opérationnel du dispositif reste assez coôuteux.

C'est, tout en restant aimable pour le jeune auteur, ce que fait comprendre à ses lecteurs l'auteur anonyme de  l'article du British Journal of Photography. Il prend pour exemple la photographie ci-dessous, prise à l'Exposition de Liverpool et que la revue a publié le 20 mars 1881. La revue ne publiait pratiquement jamais de photographies à l'époque, d'où l'importance accordée à celle-ci. Selon l'auteur, la photo compte à peu près 490 000 points (dots ou organs). Aprés l'application de la formule de réduction de Liesegang, elle ne nécessiterait plus que 1400 fils de transmission. C'est encore beaucoup !

Photographie de l'exposition de photographie de Liverpool, publiée par le British Journal of Photography, 20 March 1891.

Mis à part la recension dans la revue britannique, la brochure de Liesegang n'a pas eu beaucoup d'écho. Notons néanmoins la critique acerbe,  publiée dans la revue Prometheus (2,1891) par  Adolf Miethe, alors éditeur de la Photographischen Wochenblatt  : "Ce livre traite du problème de la télévision à l'aide de la transmission d'image électrique et est composé d'une collection assez peu critique de tout  ce qui a jamais été conçu dans le cadre plus ou moins sérieux avec ce sujet, jamais réalisé, mais souvent suggéré. L'introduction surtout est fantastique et presque enfantine et pratiquement sans aucun rapport avec le sujet réel .  L'auteur commet là aussi des erreurs grossières. Ainsi, il explique la lentille achromatique comme une réplique de l'œil, même si l'œil est pas achromatique. La seule dernière phrase de l'introduction est caractéristique du ton, qui prévaut dans l'ensemble du livre  "Avec la première animation d'une machine, qui est mieux construite que l'homme, le but du monde est atteint".  On croirait à peine qu'Ed. Liesegang , répond si facilement et si humblement à la question du «pourquoi de l'univers, qui a vainement occupé le plus sage des siècles.»

Liesegang à l'origine des travaux de Jan Szczepanik

Liesegang ne semble pas avoir été découragé par la critique moqueuse de son aîné. Il aurait envoyé la brochure à Edison et, selon un article de la Deutsche Allgemeine Zeitung (1er novembre 1939) aurait entretenu une correspondance avec lui. Liesegang évoque par ailleurs dans sa brochure (p.114) qu'il aurait introduit une demande de brevet aux Etats-Unis, dont la trace s'est perdue. Le fait qu'il fasse publié en 1899 une deuxième édition, augmentée, montre qu'il n'a pas abandonné ses hypothèses. Un des aspects intéressants de cette nouvelle édition est l'inclusion d'une présentation du telectroscope de Jan Sczepanik, qui fit couler beaucoup d'encre à la fin du siècle. Un article de la Neues Wiener Tagblatt du 17 mars 1898, rapportant un entretien avec Szczepanik indiquait que les recherches de celui-ci avait été stimulées par la lecture de la brochure de Liesegang.

Dans leur Handbuch der Phototegraphie und Teleautographie (1911), Korn et Glatzel mentionnent (pp.239-241) un article de Liesegang de 1890 sur la constitution d'une cellule de sélénium. Malheureusement, la référence donnée est erronée et nous n'avons pu identifier l'article. Par ailleurs (pp.448-449) ils decrivent le Phototel et constatent : "Liesegang lui-même vit bientôt l'impossibilité pratique d'un tel appareil et, en 1890, il demanda un brevet américain pour un appareil de transmission d'images n'utilisant qu'une seule ligne de transmission et en même temps une amplification du flux d'images (Bildtsröme) sur la station de réception (Gebestation)".  Une note de bas de page renvoie au brevel allemand obtenu en avril 1910 par un certain Schmierer. 

Si l'on tient compte de ce que le telectroscope de Jan Szczepanik, malgré beaucoup de tapage, n'a jamais été démontré de manière certaine et que le brevet de Schmierer dort tranquillement dans la base des archives numérisées de l'Office allemand des brevets, la contribution de Liesegang à la télévision, "problème du temps présent", pourrait sembler, en définitive assez anecdotique. Mais, d'après R.W. Burns, elle est citée par Boris Rosing dans son brevet de 1907, qui ouvre la voie à la télévision électronique.

 

Dans le domaine audiovisuel, le Liesegang qui jouera un rôle marquant sera Franz Paul Liesegang (1873-1949), qui fut un industriel en matériel photographique et cinématographique mais aussi l'auteur de différents ouvrages apprécies sur la projection cinématographique. La marque Liesegang, toujours active, sera surtout connue par ses Epidaskop, un des premiers systèmes de présentation pour les conférences et l'enseignement.

André Lange, 14 janvier 2018.  Révisions 25 janvier 2018, 30 janvier 2018.

Je remercie Klaus Beneke, qui m'a transmis la plupart des articles de R.E. Liesegang publiés sur ce site et a rédigé la notice bographique du savant.

"Fernsehen und Farbfilm vor 50 Jahren. Zum 70. Geburtstag von Raphael Eduard Liesegang". Von unserem Berichterstatter Otto Peters. Deutsche Allgemeine Zeitung 1. November 1939.

..."Edison   wollte im Jahre 1890 bereits einen Fernsehapparat Liesegangscher Konstruktion haben. Als vor einem Jahr die ersten Farbfilme liefen, erinnerte man sich daran, daß der Frankfurter Gelehrte vor Jahrzehnten schon, ehe noch die Franzosen mit ihren Arbeitern herauskamen, den Farbfilm im Prinzip erfunden hatte."... "...Starken Eindruck hat auf Liesegang Kapps "Philosophie der Technik" gemacht. Sie legte die Grundlage zu seinen zukünftigen wissenschaftlichen Arbeiten. Sein Streben ging seit den 90er Jahren dahin, aus der Natur und aus dem Organisierten für die Technik und das praktische Leben zu lernen. Er zog Vergleiche zwischen dem Auge und dem Foto und erkannte, daß der Nerv in Wirklichkeit nichts anderes als ein Telegraf ist. Er sagte sich, wenn das Sehbild zum Auge telegrafiert wird, sollte man das nachzumachen versuchen.

    So kam er im Jahre 1889 schon zur Übertragung eines Linsenbildes durch den elektrischen Strom. Edison trat mit Liesegang in einen Briefwechsel. Beide blieben bis zum Tode des Amerikamers in wissenschaftlicher Freundschaft verbunden. Ebenfalls schuf Liesegang die Grundlagen zur heutigen Farbenpgotographie. - Wieder kam er mit Edison zusammen, als er seinen Phonograph konstruierte, der die Laute aufschrieb und sie dann wiedergab."....

Schémas de l'appareil de téléphotographie de Schmierer (1910)