George du Maurier, "Edison's Telephonoscope", Punch, 9 December 1878
(by courtesy of David Fisher, Terramedia)
Edison et les technologies de communication comme thème de caricature chez George du Maurier
George du Maurier (1834-1896) eût pu n'être que le grand-père de Daphné du Maurier, la romancière britannique dont Hitchcock immortalisa la Rebecca. Mais George du Maurier, qui était d'origine française, fut surtout l'un des piliers du magazine satirique britannique Punch (1841 -1901) pour lequel il dessina pendant trente ans des caricatures des inanités de la upper class.
Punch s'adressait aux hommes de la classe moyenne aisée et est une source privilégiée pour les études sur l'époque victorienne. Comme souvent avec la presse satirique, beaucoup de l'humour allusif se perd lorsque l'on n'est pas spécialiste des situations politiques ou des modes d'une période précise du siècle. Dès les années 1850 Punch a inclus des dessins, des textes faisant référence explicitement, mais aussi de manière plus indirecte aux développements technologiques (train, télégraphe, photographie...). Son attitude vis-à-vis du progrès est souvent ambivalente : il y a un certain enthousiasme a traiter des thèmes technologiques et la technologie est certainement considérée comme un vecteur de progrès. Mais les inquiétudes qu'elles créent, leur impact sur les moeurs, et les possibilités qu'elles ouvrent à un imaginaire parfois délirant sont de bons sujets pour les caricaturistes. Les études qui ont été faites sur le traitement des technologies dans Punch portent essentiellement sur les décennies 1850 et 1860.(1)

Swain "Edison Anti-Gravitation Under-Clothing", Punch, 9 December 1878. (coll. André Lange)
(1) Richard Noakes, "Representing ‘A Century of Inventions’: Nineteenth-Century Technology and Victorian Punch∗, in Louise Henson and al., Culture and Science in the Nineteenth-Century Media, Routledge, 2004.


George du Maurier
Nous présentons ici une sélection de dessins de l'année 1878, particulièrement intéressante puisque les annonces du téléphone et du phonographe sont tout récents. Une allégorie dessinée par Swain, "Prometheus unbounded or Science, Olympus"" illustre parfaitement l'esprit du temps, de même que le "Museum of Modern Antiques" qui imagine avec une prescience qui nous paraît aujourd'hui d'une extrême pertinence, la péremption rapide des nouvelles technologies.Différents dessins font allusion au téléphone et au phonographe, mais la photographie n'est pas non plus oubliée. Mais c'est surtout le nom d'Edison qui prête à l'imaginaire fantaisiste. Outre le téléphonoscope, sur lequel nous allons revenir dans un instant, on trouve trois dessins à un sous-vêtement anti-gravitation supposé inventé par le sorcier de Menlo Park, ce qui donne l'occasion de représenter des personnages volants avec une liberté qui annonce les images des couples de Chagall, des cosmonautes en apesanteur ou encore des effets de magie obtenus par le recours aux effets visuels dans le cinéma numérique. Un autre dessin montre un couple concernant le "Weather Agenda" inventé par Edison et qui annonce bel et bien les prévisions météorologiques consultables sur nos tablettes ou nos smartphones.
Dans un autre dessin (paru en décembre 1877), on voit un bourgeois stockant dans sa cave les voix des grands chanteurs d'opéra de l'époque. Le commentaire est aussi explicite que fantaisiste : "Grâce au téléphone, le son est converti en électricité, et ensuite, en complétant le circuit, transformé à nouveau en son. Jones convertit en électricité toute la belle musique qu'il entend durant la saison, les met en bouteille puis les range dans des casiers pour les utiliser durant ses réceptions d'hiver. Tout ce qu'il a à faire, lorsque ses hôtes arrivent est de sélectionner, déboucher et de compléter le circuit. Et voilà !".
Le téléphonoscope d'Edison
Dans l'Almanach for 1879 de Punch (daté du 9 décembre 1878), George du Maurier fait écho à la rumeur selon laquelle Edison venait de mettre au point le téléphonoscope, censé permettre la communication visuelle à distance.
Le dessin de Du Maurier représente un couple de parents qui, assis dans leur fauteuil, regardent leur fille jouer au tennis à Ceylan et dialoguent avec elle. 'Notons que la jeune femme jouant au tennis est un thème récurrant dans Punch en 1878). Comme le père s'enquiert, en chuchotant, de la jolie compagne de sa fille, celle-ci lui promet une présentation en fin de partie.
Voici le texte de la légende :
(Every evening, before going to bed, Pater and Materfamilias set up an electric camera obscura over their bedroom mantel-piece, and gladden their eyes with the sight of their Children at the Antipodes, and converse gaily with them through the wire.)
Paterfamilias (in Willow Place): “Beatrice, come closer, I want to whisper.”
Beatrice (from Ceylon): “Yes, Papa dear.”
Paterfamilias: Who is that charming young lady playing on Charlie’s side!
Beatrix: “She’s just come over from England, Papa. I’ll introduce you as soon as the game’s over!”
Les historiens de la télévision sont unanimes à reconnaître dans ce dessin de du Maurier la première anticipation graphique de la télévision, tenant compte de la mise au point du téléphone. Il est vraisemblable que du Maurier ait eu vent du téléphonoscope d'Edison, imaginé quelques mois plus tôt, mais son appareil n'a rien à voir avec celui du "magicien de Menlo Park", même du seul point de vue de la transmission du son, puisque le téléphonoscope d'Edison. Plus que de la télévision comme moyen de diffusion de masse - une idée plus tardive - il s'agit ici en fait d'une anticipation de la visiophonie, ou de ce qui est popularisé aujourd'hui par des applications Internet du type de Skype.
Edison est bien l'inventeur d'un téléphonoscope, qu'il présente à un de ses correspondants, Uriah Painter, dans une lettre (perdue) du 5 mai 1878 (2), et que Painter propose immédiatement de faire breveter, dans une lettre du 13 mai 1878 (3). Mais il s'agit d'une sorte de double cornet acoustique, permettant de transmettre des conversations sur une distance de 1 à 2 miles (4). Edison avait fait un premier dessin sur un carnet de note le 2 avril 1878. Le 10 mai, il fit des schémas en vue d'une demande de brevet. Les dessins apparaissent dans un ensemble intitulé "Laboratory Notebooks", réunis dans Notes and Drawings by Edison, propriété de Swann Galleries qu'Edison aurait présenté à l'artiste James E. Kelly en mai 1878. Le projet de telephonoscope est cité dans le Boston Evening Transcript dès le 23 mai 1878 (5). Il apparaît aussi dans un ouvrage sur le phonographe paru en 1878 (6).
L'instrument fut ensuite connu sous le nom de megaphone. Edison étudiera par la suite les applications pour les mal-entendants sous le terme d'auriphone. Divers articles sont parus dans la presse américaine début juin 1878 sur le megaphone, aussi appelé Edison's Ear Telescope.
Swain, "Prometheus Unbounded, Or Science, Olympus", Punch, 9 December 1878
(Coll. André Lange)

"The Museum of Modern Antiques", Punch, 9 December 1878 (Coll. A. Lange)
"The Telephone - Almanack fror 1878", Punch, décembre 1877

"The Telephone - Almanack for 1878"
Punch, december 1877
La première mention publique du telephonoscope d'Edison. Extrait de "Edison's Laboratory", Boston Evening Transcript, 23 May 1878.
Une variante : le Telescopophone, The Sun,
June 7 1878



(2) "Letter of Uriah Painter to Edison", Washington DC, 5-13-1878, in ISRAEL, P.B., NIER, K. and CARLAT, L. (ed.), The Papers of Thomas A. Edison, vol.IV, The Wizard of Menlo Park, The John Hopkins University Press, Baltimore and London, 1999, pp.281-282.
(3) Painter écrit : "Hurrah for the telephonoscope. I'll get patent on it for you promptly as the others. (...) Get up Patent application for Telephonoscope right away".
(4) La note des éditeurs la magistrale édition des Edison Papers est la suivante :
"The telephonoscope was a device for receiving sound over great distance. Its basic design consisted of long paper funnels to the ends of which were connected flexible tubes for insertion into the listener's ears. When used with a speaking tube, the device reportedly enabled conversation to be "carried on through a distance of one and a half to two miles in an ordinary tone of voice. A low whisper, uttered without using the speaking trumpet, is distincyly audible at a distance of a thousand feet, and walking through grass and weeds may be heard at a much greater distance" (Prescott, 1879, 563). Edison made a preliminary note-book drawing of this device on 2 April and on 10 May made sketches for a draft caveat. The instrument susequently became known as the megaphone. "Edison's Ear Telescope", New York Sun; "The Megaphone", New York Herald, both 8 June 1878, Cat. 1240, items 660-61, Batchelor (TAEM, 92:227), "Edison's Megaphone", Sci. Am. 38 (1878): 113-114.
Edison explored ways of adapting the telephonoscope for use as a personal hearing aid, a device he termed the auriphone). He sketched ways in which the listening tubes could collapse telescopically to make them portable, and considered various shapes and arrangements of resonator tubes. Doc. 1361; NS-78-002, Lab. (TAEM 7:762); "Ears for the Deaf", New York Daily Graphic, 5 June 1878; "The megaphone", New York Herald, 8 June 1878, Cat. 1240, items 645, 661, Batchelor (TAEM, 94:221, 227)."
(5) "Edison's Laboratory", Boston Evening Transcript, 23 May 1878. ; "A visit to Edison", The Boston Globe, May 4, 1878
(6) GARBIT F.J., The phonograph and its inventor, Thomas Alvah Edison : being a description of the invention and a memoir of its inventor, Gunn, Bliss, 1878,
Premieir dessin d'Edison d'un telephonoscope, 2 April 1878,
Edison Laboratory Notebook.


Dessins du véritable téléphonoscope d'Edison,17 May 1878 in Technical Notes and Drawings (Edison Papers at Rutgers University, by courtesy of Swann Galleries).

Resituer le dessin de du Maurier dans son contexte
Ivy Roberts a reconstitué, dans un très intéressant article, le devenir de l'appareil durant le second semestre 1878. Elle suggère le concept de «folklore technologique» pour rendre compte des rumeurs, du ouï-dire et des commentaires des journalistes qui ont contribué à la construction de représentations culturelles du téléphone et de la lumière électrique. «Edison’s Telephonoscope» représente «discovery mania» en négociant entre les prétentions exagérées de l’invention et le rejet satirique des nouvelles technologies pour elles-mêmes. Elle encourage les historiens des médias à nuancer la perspective présentiste, qui associe le dessin de du Maurier à un écran de télévision ou électronique, avec le point de vue du lecteur contemporain, qui aurait compris la représentation non pas comme une prophétie mais comme une spéculation et une critique. de la technologie. Selon Roberts, "En associant le téléphone, un appareil spéculatif, au personnage de l'inventeur américain Thomas Edison, l'illustration de George Du Maurier fait la satire de la façon dont chacune de ces nouvelles inventions a fait monter la barre. Il signifie l'absurdité du progrès technologique futuriste et insinue une attitude sceptique à l'égard de la surenchère technologique."
Le scepticisme et les moqueries vis à vis des annonces d'Edison semblent avoir commencé lorsque The New York Daily Graphic publie le 16 mai 1878 un article évoquant la discovery mania, article qui sera reproduit dans de nombreux quotidiens locaux. Cet article fait suite à une annonce d'Edison, dans le Chicago Tribune qu'il se faisait fort de mettre au point une "oreille artificielle", affirmation implicite de sa philosophie des prothèses sensorielles. Le journal new-yorkais en profitait pour ironiser sur la possibilité d'un oeil artificiel (ce à quoi rêvait déjà un journaliste du Scientific American en mai 1876 après la présentation de l'oeil électrique au sélénium des frères Siemens)..
A peine quinze jours après l'annonce du telephonoscope par le Boston Globle, le 7 juin 1878, plusieurs journaux, dont The Sun The New York Herald Tribune da,ns un article (avec interview de l'inventeur) "Edison outdoing himself", utilisent le terme de Telescopophone ou même de Telescopopophone. Moquerie, simple erreur de transcription ? Dès le lendemain The Sun rectifie le tir : le titre de l'article est "Edison's 'ear telescope" et l'inventeur explique que telescopophone n'est pas le nom de l'appareil, mais que celui-ci s'appelle megaphone. Fuite ou coïncidence, le terme megaphone apparaissait déjà dans une satire "A New Phone" publiée le 4 juin par The Burlington Hawk-Eye (Iowa).
Les critiques sur le caractère peu opérationnel de l'appareil se multiplient. En septembre 1878, Edison présente son ampoule électrique et ses théories sur l'intérêt de développer l'énergie électrique, ce qui entraîne bientôt l'electric light mania, qui se propage en Angleterre et fait la joie des caricaturistes. Selon Roberts, le dessin de du Maurier, mais aussi les autres dessins de l'Almanak for 1879 de Punch doivent se comprendre dans ce contexte. Roberts avance l'idée que les lecteurs de Punch, en voyant le dessin du telephonoscope étaient bien au courant des déboires d'Edison avec son appareil. Le dessin de du Maurier offre l'avantage de fournir un cadre à l'écran, à une époque où le cinématographe n'existe pas encore. Dès le début du 20ème siècle, le dessin sera cité comme une anticipation de la télévision. (Voir en particulier "Du Maurier's Cartoon in London "Punch" 34 Years ago Anticipated Edison", The Sun, New York, March 16, 1913).
Le dessin de Du Maurier va assurer le succès du terme téléphonoscope dans le sens d'appareil de vision à distance. On en trouve une variante dans le "Telephonoskopikokosmos", Manchester Evening News 4 October 1879. En France, le terme téléphonoscope est d'abord repris, en novembre 1879, par l'écrivain Abraham Dreyfus dans un court récit "Devant le buste de Dumas, Propos de l'an 2000", mais devra sa fortune au talent d'Albert Robida qui, dans Le Vingtième Siècle et La Vie électrique va décliner les usages sociaux à venir de ce qui ne s'appelle pas encore la télévision. On retrouvera encore le telephonoscope dans une fantaisie anglaise d'anticipation "Vienna Century Hence" (1887).
D'autres dessins parus dans Punch évoquent de suppsoés vêtements anti-gravitation ou encore un almanach météorologique inventés par Edison. L'ampoule d'Edison et le stockage des conversations téléphoniques dans une cave de tonneaux sont aussi l'objet de moqueries.
Le succès d'un mot
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Abraham DREYFUS, "Devant le buste de Dumas, Propos de l'an 2000", La vie moderne, 22 novembre 1879, pp.514-515.
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Albert Robida, "Le Vingtième Siècle", La Caricature, 2 décembre 1882 et Le Vingtième Siècle, Marcel Dreyfous, s.d; (1882).
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"Wonderen der Wetenschap. Een realistische fantasie", Dagblad van Zuidholland en 's Gravenhage, 25 Juli 1883.. Egalement in De locomotief : Samarangsch handels- en advertentie-blad, 30 august 1883
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"Ein Weltaustellung im Hundert Jahren", Neue Illustrierte Zeitung, 27. Februar 1887.
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"Vienna a Century Hence", The Leeds Mercury, 5 March 1887
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Blanco y negro (Madrid). 28/9/1919, page 32.
"The discovery mania...", The New York Daily Graphic, 16 May 1878

A New Phone", The Burlington , Hawk-Eye (Iowa), 4 June 1878.


Les sous-vêtements anti-gravitation,
Almanack for 1879, Punch, december 1878


"The Edison Light and the Silly Birds",
Punch, 26 October 1878
George du Maurier "The Edison Weather Almanack", Punch Almanack, Punch, 9 December 1878
Le mythe du "sorcier de Menlo Park"
L'attribution fantaisiste de l'invention du téléphonoscope n'est qu'une illustration parmi d'autres du véritable mythe qui, dès la fin des années 1870, entoure le "sorcier de Menlo Park".
Wyn Wachhorst (7) a bien montré que ce mythe se constitue dès les années 1877-1878, après l'invention du phonographe, la "machine qui fait parler les morts", autour d'un certain nombre d'anecdotes biographiques répétées à l'envi mais aussi d'associations à des mythes pré-existants (le magicien, Prométhée, Faust, Napoléon, le Professeur...). L'attribution à Edison de pouvoirs surnaturels dans ses capacités d'inventeurs est souvent illustrée par des plaisanteries telles que celle publiée le 1er avril 1878 par le New York Daily Graphic où on le crédite de l'invention d'une machine qui va "nourrir la planète entière en fabriquant des biscuits, de la viande, des légumes et du vin à partir de l'air, de l'eau ou de la terre". La couverture de la même publication, le 19 juillet 1879 représente l'inventeur en magicien, En juillet 1880, le magazine londonien Design and Work, ironise sur le fait que l'on attend toujours le diaphote annoncé par Edison (cité dans The Operator, July, 15, 1880).
En France, le mythe d'Edison est notamment véhiculé par le magazine L'Illustration mais aussi par Le Figaro. Le roman L'Eve future de Villiers de l'Isle Adam - dont la première publication sous forme de feuilleton commence dans Le Gaulois en septembre 1880 - se présente explicitement comme un exercice sur ce mythe. Edison y est présenté comme l'inventeur de l'andréide, pure entité "magnéto-électrique" (8).
Albert Robida, directeur et principal auteur et illustrateur du magazine La Caricature, est un des plus imaginatifs pour jouer du mythe (9). La couverture du n°1 de cet hebdomadaire, paru le 3 janvier 1880, croise d'ailleurs habilement le mythe d'Edison avec celui d'Emile Zola : sous le titre "Nana-Revue" une pulpeuse Nana rousse se penche, d'une manière assez allusive, sur un "photo-phonographe". Dans le n°2, du 10 janvier 1880, on trouve, parmi les "Prédictions pour l'année 1880" :
Albert ROBIDA, "Nana-Revue", La Caricature, n°1, 3 janvier 1880


Albert ROBIDA, "Le fidélimètre d'Edison", La Caricature, n°25, 19 juin 1880
Le n°5 de La Caricature du 31 janvier 1880 évoque dans "Edison for ever" l'invention de la lampe électrique. Le n°25, du 19 juin 1880, se délecte d'une "Nouvelle et merveilleuse invention d'Edison : le fidélimètre", appareil permettant aux maris de mesurer à distance le degré de fidélité de leurs épouses. Un Edison souriant, en extension, est représenté en couverture et les cinq lettres de son nom répétées à l'envi. Dans le n°49, un article de Higrec, "Le téléphodore" attribue à Edison l'invention d'un appareil permettant la transmission à distance des odeurs.
Edison réapparaîtra encore chez Robida, dans La Guerre infernale (1891), et d'une certaine manière, il est toujours implicitement présent dans la thématique su savant fou déclinée par le caricaturiste au fil des ans et dans ses différents dessins relatifs aux technologues de communication (en particulier dans "Suggestions d'avenir - La fin des livres", un des Contes pour bibliophiles d'Octave Uzanne (1895).

"Le téléphodore, La Caricacture",
n°49, 4 décembre 1880

"Revue électrique", Le Figaro, Supplément littéraire du dimanche, 5 novembre 1881.


Edison et son phonographe par Alfrec Le Petit,
Le Charivari, 7 janvier 1880
Illustrirtes Wiener Strablatt, 16 September 1878

Edison en magicien, The Daily Graphic, 19 July 1879.
(7) WACHHORST, W., Thomas Alva Edison. An American Myth, The MIT Press, Cambridge MA, 1981. Il resterait à étudier le versant européen de ce mythe.
(8) Villiers de l'Isle-Adam, dont l'oeuvre s'inscrit dans le mouvement, issu du romantisme, de critique du positivisme scientifique, s'était documenté de manière assez précise sur les travaux d'Edison avant d'écrire son roman. On ne trouve pas dans l'Eve future de référence à un éventuel appareil de transmission des images à distance. Pour une analyse de ce roman, voir NOIRAY, J., Le romancier et la machine dans le roman français (1850-1900). Tome II, Jules Verne - Villiers de l'Isle Adam, Librairie José Corti, Paris, 1982.
(9) Voir LANGE.A., "Entre Edison et Zola : Albert Robida et l'imaginaire des technologies de communication", in COMPERE D. (sous la direction de), Albert Robida. Du passé au futur, Encrage, Paris, 2006, pp.89-119..
Eléments de bibliographie
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APPELBAUM, S. and KELLY, R., Great Drawings and illustrations from Punch 1841-1901, Dover Publications Inc., New York, 1981.
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ETHUIN, P., "Le téléphonoscope chez Albert Robida",Le Téléphonoscope, n°30, Compléments d'anticipation robidienne, novembre 2023, pp. 39-40.
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KELLY, Richard, The Art of George du Maurier, Ashgate Scolar Press, 1996, 264 pp
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LACAZE, D., "La guerre 'humanitaire' chez Robida et Edison", Le Téléphonoscope, n°30, Compléments d'anticipation robidienne, novembre 2023, pp.37-38
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LANGE A., "Entre Edison et Zola : Albert Robida et l'imaginaire des technologies de communication", in Daniel COMPERE (dir.), Albert Robida du passé au futur, Encrages, 2006, pp. 89-116
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NOAKES R., "Representing ‘A Century of Inventions’: Nineteenth-Century Technology and Victorian Punch∗, in Louise Henson and al., Culture and Science in the Nineteenth-Century Media, Routledge, 2004.
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ROBERTS, Ivy, "Edison's Telephonoscope' : the visual telephone and the satire of electric light mania", Early Popular Visual Culture, 15:1, pp.1-25, 2015.
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ROBERTS, Ivy, Visions of Electric Media - Television in the Victorian and Machine Ages, Amsterdam University Press, 2019.
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WACHHORST, W., Thomas Alva Edison. An American Myth, The MIT Press, Cambridge MA, 1981.
André Lange, 18 janvier 2000. Révision décembre 2017, 5 mars 2026

Albert Robida, La Guerre infernale, 1891, p. 491
"D"un côté le portrait d'Erickson en blouse de travail, tel qu'il était devant nous, de l'autre le maréchal des forces électroqies en grand uniforme"

