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La télévision électrique (Elektrische Fernsehen) d'Ernst Ruhmer)

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Ernst Ruhmer et son téléphote. La photo, communiquée à la presse par le journaliste Alfred Gradenwitz est publiée pour la première fois dans  "Der elektrische Fernseher von E. Ruhmer", Der Mechaniker, 17, 5. Juli 1909, et sera reprise dans de nombreuses publications d'époque et dans les ouvrages d'histoire de la télévision.

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Le physicien allemand Ernst Walter Ruhmer (15 avril 1878 – 8 avril 1913) occupe, avec son concurrent français Georges Rignoux, une place importante dans l'histoire de la télévision avant la Première Guerre mondiale. A la différence de Rignoux, qui était un inconnu avant les articles de presse sur son téléphote, Ruhmer est déjà connu et respecté lorsque commencent à circuler dans la presse, en juin 1909, les informations sur son invention d'un téléviseur électrique (elektrische Fernseher). (Voir sur ce site la page "Ernst Ruhmer - Ses principales contributions aux radiocommunications")

L'intérêt de Ruhmer pour les premiers projets de téléphotographie et de télévision

​Ruhmer s'est intéressé très tôt aux premiers projets de téléphotographie et de télévision électrique recourant au sélénium. Son ouvrage Das Selen und seine Bedeutung für die Elektronik, qu'il publie en 1902, à l'âge de vingt-quatre ans, contient des segments sur la téléradiophonie (Mercadier), sur la transmission télégraphique de manuscrits, dessins et photographies et sur la télévision électrique. Les précurseurs (Caselli, Senlecq, de Paiva, Carey, Sawyer, Bidwell, Gemill, Heinzerling, Forkarth, von Bronk, Korn, Ayrton et Perry, Liesesang) sont classés dans le chapitre "transmission télégraphique", mêlant travaux sur la télautographie et téléphotographie. Ruhmer concluait ce segment  "Bien que la téléphotographie électrique soit d'une grande importance, aucun appareil véritablement fonctionnel répondant à toutes les exigences pratiques n'a encore été construit". Seuls Dussaud et Szczepanik apparaissent dans le segment sur la télévision électrique.  Ruhmer considère avec intérêt la solution avec miroirs oscillants proposée par Szczepanik, mais il ne connaît visiblement pas le disque de Nipkow (1884) ni la roue à miroirs d'Atkinson (1882),et Weiller (1889). Il note que Szczepanik a du annuler la démonstration à l'Exposition un universelle de Paris, faute d'avoir résolu tous les problèmes. Il conclut avec optimisme "Il ne fait toutefois aucun doute que l'ingéniosité humaine finira par permettre de regarder la télévision grâce à un fil conducteur électrique."

Le téléviseur électrique 

La première mention connue de l'appareil apparaît dans un article du Müncher Neuste Nachrichten le 29 juin 1909.  Il est probable qu'il s'agit de la reprise d'un article dans un journal berlinois que nous n'avons pu identifier. Albert Abramson (1987, p.22) indique, sans plus de précision que l'appareil a fait l'objet d'une démonstration le 26 juin 1909.

 

L'appareil, qui est évidemment qu'un prototype visant à illustrer un principe, se compose d’un émetteur, d’un récepteur et d’une ligne de transmission. L’image à transmettre est projetée sur un écran à l’aide d’un projecteur. Comme on le sait, chaque image est constituée d’un certain nombre de points ; l’illustration d’un portrait contient environ 10 000 points. Dans la télévision de Ruhmer, chaque point nécessite une cellule au sélénium pour sa reproduction.

 

L’écran de verre sur lequel le projecteur projette l’image à transmettre est divisé en autant de carrés qu’il y a de cellules au sélénium nécessaires. En fonction des points clairs et foncés de l’image, les cellules au sélénium individuelles restent éclairées ou éteintes. Un courant électrique alternatif, généré par une batterie, traverse chaque cellule et sert à éclairer un disque de verre dépoli fixé au récepteur. La principale réussite de l’inventeur réside dans sa capacité à surmonter l’inertie des cellules au sélénium. 

Le fait que les cellules éclairées restent souvent lumineuses longtemps après que leur surface ne soit plus exposée au faisceau lumineux constitue un obstacle. En surmontant cette inertie, il est toutefois possible de transmettre des figures en mouvement.

Le courant alternatif transmis active donc uniquement le relais du récepteur, qui est accordé à sa fréquence. Lorsque plusieurs carrés sont illuminés simultanément, autant de courants alternatifs de fréquences différentes se superposent sur la même ligne, chacun activant uniquement son relais correspondant. Les courants atteignant ainsi le récepteur ferment de petits diaphragmes, à travers lesquels une source lumineuse éclaire de petits carrés ; par conséquent, les carrés correspondant aux positions dans l’émetteur seront toujours illuminés ou éteints sur un écran blanc dans le récepteur. Ainsi, si une figure géométrique simple, par exemple une croix, est placée entre une source lumineuse et ces 25 cellules au sélénium dans l’émetteur, certaines s’illumineront, d’autres resteront sombres, produisant le même effet dans le récepteur et reproduisant ainsi la croix.

 

L'appareil, tel que construit par Ernst Ruhmer, ne transmet que 25 points, c'est-à-dire les figures les plus simples. Par comparaison, l'appareil de Rignoux et Fournier comptait 64 points. Néanmoins, le principe est établi et la construction d'un appareil capable de transmettre 10 000 points, voire plus, ne posait, selon les articles de presse, qu'un problème financier. Un tel appareil coûterait cependant, selon les estimations de l'inventeur, plus d'un million de Marks.

La description la plus détaillé est fournie par le journaliste autrichien, Alfred Gradenwitz, qui a publié divers articles sur l'appareil dans des publications allemandes, françaises et états-uniennes, après avoir rencontré l'inventeur à Berlin. Les deux seules photographies connues, dont une est vraiment devenue iconique, ont été communiquée à la presse par Gradentwitz.

Il s'agit en fait de l'expérimentation du modèle que George R. Carey avait esquissé en 1877, mais avec des moyens techniques plus élaborés. Ruhmer n'a rien publié sur son appareil et les journalistes qui l'ont approché ont noté qu'il gardait le secret sur des aspects de son appareil. En particulier, il n'a pas expliqué comment il résolvait la question de la connexion des vingt-cinq cellules. Dans son ouvrage Das Selen, il avait écrit "On peut rapidement écarter les méthodes de transmission d'images utilisant de nombreuses cellules réceptrices et de nombreux fils, proposées par Ayrton et Perry (1880), puis par Liesegang (1889), car elles ne sont pas pratiques." Ruhmer n'explique pas non plus comment il imagine la captation et le rendu du mouvement.

Le "clou" annoncé pour l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910

 

Dès son premier article dans la revue Knowledge, en août 1909, repris en français par la Revue générale des sciences pures et appliquées, puis aux Etats-Unis par Scientific American,   Gradenwitz annonce qu'une démonstration d'une transmission entre Bruxelles et Liège devrait constituer le "clou" de l'Exposition universelle de Bruxelles, qui doit se tenir l'année suivante. Mais l'opération s'annonce difficile en raison du peu de temps disponible. Le physicien aurait cependant souligné  que la production d'un tel téléviseur coûterait environ cinq millions de marks et que le délai imparti pour son achèvement, quelques mois seulement avant l'Exposition universelle, était relativement court.  Selon  l'inventeur ne confie jamais à des tiers le bobinage des cellules de sélénium et on voit mal comment il pourrait en produire 10 000. 


L'annonce du projet réapparaît dans Le Soir de Bruxelles le 18 septembre 1909, puis dans la presse allemande (probablement au départ dans le Berliner Lokal Anzeiger)  aux alentours du 17 novembre 1909. Elle est reprise dans la presse autrichienne et belge le 18 novembre Selon le Neues Wiener Journal (18.12.1909), à Bruxelles, l'écran de 25 cellules sera porté à 10 000 éléments sur une surface de 10 mètres sur 10, permettant ainsi de capter des portraits et autres images, qui pourront ensuite être affinées par réfraction.

Les déclaration de Ruhmer sur son appareil, son coût et ses usages possibles (décembre 1909).

Ruhmer s'est confié au correspondant à Berlin du London Daily Mail, qui publie un article aux alentours de Noël 1909. Cet article sera repris par différents journaux britanniques à partir du 27 décembre 1909 et est encore cité dans Industrial World le 31 janvier 1910.

L'inventeur y affirme que "voir par câble n'est plus un rêve scientifique. C'est une politique avérée". ("Seeing by wire is no longer a scientific dream. It is a demonstrated policy"). Il indique que la décision de la démonstration de l'appareil dans le cadre de l'Exposition universelle est à présent dans les mains du gouvernement belge. La construction de l'appareil coûterait 250 000 £.  A ce prix, il regrette de ne pouvoir donner une démonstration oculaire au journaliste du Daily Mail. Ce que Ruhmer appelle son "appareil belge" n'est qu'un modèle expérimental, sans importance pratique, si ce n'est de prouver l'exactitude du principe de base, c'est à dire le pouvoir du sélénium de réguler le courant électrique entre le Palais de Justice de Bruxelles, où est installée la station de réception et Liège, distante de soixante-douze miles (cent-dix kilomètres). Ruhmer affirme avoir transmis une variété de figures géométriques, carrés, triangles, croix, etc mais son appareil a pour l'instant des dimensions insuffisantes pour percevoir des objets tels que la main ou le visage d'une personne. "Représenter une bataille ou n'importe quoi est purement une question d'argent. Mon appareil belge consiste en seulement vingt-cinq cellules de sélénium, ou plus exactement vingt-cinq apaprences, chacune de la construction la plus délicate et sensible. Même le modèle de travail coûte 375 £ ou approximativement 15 £.  par cellule. Pour reproduire la tête et les épaules d'une personne, j'ai calculé qu'un appareil d'au moins 4000 cellules, coûtant 60 000 £ serait nécessaire, tandis que reproduire une scène ou un paysage nécessiterait pas moins de 10 000 cellules, soit un appareil coûtant 150 000 £. 

Ces chiffres énormes rendront évident le fait que je ne pense pas que la télévision sera possible pour chaque personne ayant un téléphone. Ce à quoi je pense est un grand système centralisés d'échanges entre disons Londres, Paris, Berlin, Vienne, Saint-Pétersbourg, Bruxelles, Stockholm, Constantinople, Madrid, Rome et les autres grands centres. Il serait reliés les uns aux autres et quiconque souhaitant bénificier d'un service de télévision irait à l'un d'eux, quand il souhaite se rendre à un des terminaux (dispatch). 

Un père, distant de la scène, pourrait voir son enfant nouveau né. Une scène de lit de mort, un dernier regard à une personne chère en train de mourir serait même dans l'ordre des possibilités. Et je ne peux penser à aucune raison rendant impossible pour l'Amirauté de Berlin d'avoir la possibilité de voir son armada dans la Mer du Nord ou être en communication visuelle avec les équipages des dirigeables militaires. Ce sera tout juste, comme je l'ai indiqué, une question d'argent, c'est à dire un appareil suffisamment puissant."

Le journaliste termine en indiquant que l'incitation immédiate pour la découverte de la télévision a été son succès dans la photographie des sons. 

Le projet  non réalisé

Lorsque Ruhmer, dans cet entretien, parle de "son appareil belge" qui comporte seulement vingt-cinq cellules, il paraît évoquer un appareil qu'il aurait réellement expérimenté entre Bruxelles et Liège.  Le Bulletin mensuel de la Société belge d'électriciens écrit,  sans plus de précisions, dans la rubrique "Petites nouvelles" de son numéro de février 1910 "On rapporte que M. Ruhmer serait parvenu à transmettre la vue de figures géométriques, carrés, triangles, etc., entre les Palais de Justice de Bruxelles et Liège au moyen d'un groupe de 25 éléments au selenium". Le fait que l'expérimentation se soit faite entre Bruxelles et Liège est d'autant plus plausible que c'est entre les deux villes que Ruhmer et Goldschmidt avait effectué leur expérience de téléphonie sans fil en 1908.

Ceci dit, il est à peu près certain que la démonstration annoncée, avec un plus grand nombre de cellules, n'a pas eu lieu à l'Exposition universelle qui a eu lieu a eu lieu du 23 avril au 1er novembre 1910. Le gouvernement belge n'a probablement pas avancé les fonds sollicités. En 1909 et 1910, la Belgique est dirigée par un gouvernement du Parti Catholique, avec l'avocat François Schollaert comme Premier Ministre. Celui-ci à d'autres priorités que la démonstration de la possibilité de la télévision : la gestion du Congo dont il vient d'obtenir que le roi Léopold II le cède à la Belgique et, par ailleurs, le financement public des écoles catholiques. Des recherches dans les archives pourraient être intéressantes pour voir si le dossier a réellement été examiné.

Une recherche dans l'hémérothèque numérique BelgicaPress montre que ni le nom de Ruhmer ni le mot télévision n'apparaissent dans la presse belge en 1910. Quelques articles paraissent encore en décembre 1909 dans la presse belge, mais sans information nouvelle, sans référence à l'article du Daily Mail et sans écho sur une éventuelle décision du gouvernement.

Curieusement, une source a priori sérieuse parle de la démonstration bruxelloise comme si elle avait eu lie. Korn et Glatzel, dans leur Handbuch fur Phototelegraphie und Telautographie (1911), l'ouvrage de référence absolu pour la période, écrivent (p.479) que l'appareil de Ruhmer a été démontre (vorgeführt) à l'Exposition de Bruxelles, mais, contrairement à leur pratique rigoureuse ils ne citent aucune source.

En rêvant d'une démonstration à l'Exposition, peut-être suite à une suggestion de Gradenwitz, Ruhmer semble être tombé dans le même piège que Jan Szczepanik, dont la démonstration du télectroscope à l'Exposition universelle de Paris avait été annoncée prématurément dès 1898.

Le portrait de Ruhmer soi-disant transmis par son appareil de télévision

Au moins deux publications de l'époque ont reproduit un portrait de Ruhmer supposé avoir été tarnsmis en télévision. La première parution identifiée (mais il y en a peut-être eu d'autre au préalable dans la presse allemande) se trouve dans le quotidien viennois Arbeiter Zeitung le 21 décembre 1909, avec la mention "Mit einem Fernsehapparat übertagenes Bild" (image transmise avec un appareil de télévision). Le magazine La Nature publie la même image le 29 janvier 1910, en illustration d'un article de Gradenwitz sur la télévision de l'inventeur berlinois avec la légende "Un dessin vu dans l'appareil Ruhmer". 

Il est évident que cette image, où le portrait de l'inventeur est traité en environ 20 000 pixels, n'a as été transmise avec l'appareil aux vingt-cinq cellules de Ruhmer. Les deux publications ont curieusement confondu télévision et téléphotographie. Le fond quadrillé du portrait fait plutôt supposer que ce portrait a été transmis avec le procédé que le polytechnicien français Jean Courau avait mis au point en 1904 et qui s'inscrit dans ce courant de ce que Korn et Glatzel appelaient la "méthode statistique", préfiguration à l'époque de la transmission d'images numérisées.

La critique de l'appareil

Les limites de l'apport de Ruhmer ont été soulignées dès 1910 par Eichborn, qui porte un jugement plutôt sévère sur l'écho donné à l'appareil annoncé : 

"On présente maintenant la chose comme si une telle démonstration était nouvelle, et deuxièmement, comme si elle justifiait la conclusion que cet appareil de démonstration avait désormais prouvé la solution au problème de la télévision technique, d’autant plus qu’il était désormais possible d’éliminer l’inertie de la cellule au sélénium, qui entrave la rapidité de transmission. Tout expert sait, premièrement, que l'inertie de la pile au sélénium a été éliminée depuis longtemps, et notamment par le professeur Korn, grâce à son compensateur au sélénium.

 

Concernant les autres affirmations, il convient de préciser ce qui suit. Si un point s'illumine dans l'émetteur et qu'une lumière apparaît simultanément dans le récepteur grâce à une pile au sélénium, on peut tout au plus qualifier cela de télévision rudimentaire, mais il ne s'agit en définitive que d'une démonstration du principe, tel qu'il avait été mis en œuvre bien avant Ruhmer par Bidwell, Korn et d'autres. L'aspect essentiel de ce procédé, qui étonne toujours le profane, réside invariablement dans la remarquable sensibilité à la lumière de la pile au sélénium. Un tel appareil de démonstration, utilisé pour projeter des figures géométriques simples sur un écran de télévision, et qui peut être assemblé à partir de 10 à 20 ou 25 éléments (comme dans l'appareil de Ruhmer), a été décrit il y a quelque temps par le professeur Korn, reconnu comme une autorité en la matière." (Eichborn, 1910).

 

Des critiques similaires sont exprimées par un certain GL dans une des principales revues spécialisées, Elektrotechnische Zeitschrift,   qui conclut de manières assez cinglante : "Quoi qu'il en soit, il sera toujours nécessaire d'exiger de tous les inventeurs de téléviseurs, afin de prouver la facilité d'utilisation de leur système, qu'ils résolvent d'abord parfaitement le problème, plus simple, de la téléphotographie avec leurs appareils.".

Articles sur les propositions de télévision des frères Andersen et Boris Rosing

Ruhmer a continué à s'intéresser à la télévision en publiant des articles sur les appareils des frères Ansdersen et de l'inventeur russe Boris Rosing. Il voyait dans celui-ci (qui comportait une des premières propositions de recours au tube cathodique) une hypothèse intéressante pour la télévision. Il ne semble pas avoir continué au développement de son propre appareil. Il est revenu au questions plus classiques de télécommunication et a obtenu fin 1910 un brevet pour un système de transmission téléphonique multiplex (Ruhmer, 1911Scientific American, 8 April 1911).

Ruhmer dans l'histoire de la télévision

Les inventeurs des années 20 (Belin, Baird) ont été attentifs aux travaux de Ruhmer.

John Logie Baird  raconte dans ses mémoires qu'encore adolescent, il a mis la main sur le livre de Ruhmer Das Selen und seine Bedeutung fur die Elektrotechnik. Il souligne les apports de Ruhmer dans l'enregistrement du son et ses expériences en matière de télévision qu'il compare à celle de Rignoux. Selon ses biographes, cette lecture le conduisit à se brûler les doigts en essayant de construire sa première cellule au sélénium, mais, contrairement à ce qu'ils indiquent, Baird n'a pu trouver dans ce livre la description de l'appareil aux vingt-cinq cellules de sélénium, qui ne s'y trouve pas.(Kamm and Baird, 2002) Baird avait vingt et un an en 1909, lorsque l'appareil de Ruhmer fut annoncé. Il indique qu'un seul livre traitait de ces questions, celui de Korn et Glatzel, paru en 1911. C'est dans celui-ci, et non dans Das Selen, que le jeune écossais a pu découvrir le disque de Nipkow. 

Même si elle restée au niveau de l'expérimentation de base. Sa contribution de Ruhmer n'est guère citée par les historiens les plus pointus des développements techniques de la télévision (Korn und Glatzel, Secor, Shiers, Abramson, Burns) parfois mis en parallèle avec la contribution contemporaine de ses concurrents français Georges Rignoux et Antoine Fournier. 

 

 

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La deuxième photo de Ruhmer et son téléviseur communqiué à la presse par Alfred Gradenwitz

Bibliographie

Publications d'Ernst Ruhmer dans le domaine de la téléphotographie et de la télévision

Sélection d'articles de presse sur la télévision électrique d'Ernst Ruhmer

  • Commandant ALLARD, "Téléphotographie et télévision", Séance du 23 décembre 1909, Procès-verbaux et mémoires, Année 1909 Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de l'Académie de Besançon, 1910

  • "Television Solved by A German", Metaphysical magazine, a monthly review of the occult sciences and metaphysical philosophy v.24, December 1909, p.473

  • "Elektrisches Fernseher", Chemisch-technische Notizen (Wien. Frei. Zt., mars 1910, p. 18

    • Recension in Bulletin de la Société française de photographie ser.3, v.1 , août 1910, p.281​

Citations de l'expérience de Ruhmer

  • KORN A. und GLATZEL, B. Handbuch der Phototephotographie une Telautographie, Verlag von Nemich, Leipzig, 1911, p.479

 

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L'appareil de télévision de Ruhmer, Arbeitzer Zeitung, Wien 25. Dezember 1909

Le Petit bleu du Matin 15 11 1909.jpg

Portrait d'Ernst Ruhmer,
Le Petit bleu du matin,
Bruxelles, 15 novembre 1909

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Portrait d'Ernst Ruhmer, La Croix,

18 nobembre 1911

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Portrait de Erns Ruhmer, Arbeiter Zeitung, Wien, 21 Dezember 1909

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Portrait d'Ernst Ruhmer, La Nature, 29 janvier 1909

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Article consacré au Fernseher de Ruhmer dans la revue en arabe Resimli kitap, Constantinople, 1910

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BAIRD M. (ed.), Television and me : the memoirs of John Logie Baird, Merca Press, 2004, p.19

André Lange, 31 janvier 2026

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